14/05/2018


יהוה  أَكْبَر‎ 
Yahweh akbar




L'article du New York Times en date du 13 mai 2018 a pour titre : « U.S. Embassy Opens in Jerusalem : 9 Things to Know About the City »Sous le titre figure une photographie du consulat des États-Unis à Jérusalem, bâtiment dans lequel s’installe la nouvelle ambassade américaine après son déménagement de Tel Aviv à la capitale d’Israël. L’installation de la nouvelle mission diplomatique américaine en Terre sainte se déroule le 14 mai, date anniversaire des 70 ans de la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël. Pour fêter l’événement, deux bâches publicitaires recouvrent la façade du bâtiment. 

À l’horizontale, on peut lire :
TRUMP IS A FRIEND OF ZION

À la verticale, un deuxième message : 
TRUMP 
MAKE 
ISRAEL 
GREAT

Petite didascalie grammaticale. Notons l’absence de la terminaison en « s » de la troisième personne du singulier au verbe MAKE. Ici, nulle coquille et encore moins la marque d’une conjugaison à l’impératif. La devise rappelle évidemment le célèbre slogan de campagne du candidat Trump à l’élection présidentielle de 2016 « MAKE AMERICA GREAT AGAIN! » sans parler de l’autre grandeur à venir comme slogan déposé pour l’élection présidentielle de 2020 : « KEEP AMERICA GREAT! ». 

Mais soudain, un étrange phénomène se produit. Est-ce un effet de dyslexie ou d’illusion d’optique, je l'ignore mais en continuant à regarder la photographie du New York Times, j’intervertis l’ordre des mots. Je ne lis plus TRUMP MAKE ISRAEL GREAT mais TRUMP MAKE GREAT ISRAEL. Par un tour de passe passe involontaire, l’effet de grandeur prend une autre dimension, celle du Grand Israël, tel qu’il est chanté en Genèse 15 18:21.

« En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate,
le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens,
des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm,
des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens. »

(crédit photo Abir Sultan/EPA, via Shutterstock, article NYT ::: photomontage de l'auteur)

15/03/2018



Mai 68, 150ème anniversaire




Pour fêter le vote de la loi libérale du 11 mai 1868 sur la presse, voici une version colorisée d’une photographie du Palais Bourbon parue dans le Petit Journal en date du 12 mai 1868. On raconte qu’Henri Brouette, compagnon de route d’Auguste Blanqui aurait fabriqué ce photomontage, faisant disparaître du fronton du palais le sigle ASSEMBLÉE NATIONALE au profit d’un slogan éminemment annonciateur d’un futur mai 68, pâle réplique des mouvements révolutionnaires dix-neuvièmistes.