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06/08/2016


Strictement aucun sens
- opérette de gauche en deux tableaux, trois mouvements et quatrième vitesse -

photomontage de l’auteur Verrocchio-Delacroix


L’opérette aurait pu débuter sous les accords des violons du Music Booking Orchestra (quel nom admirable — ou vulgaire, au choix, voire même admirablement vulgaire) de la délicieuse Anne Gravoin, épouse du premier ministre Manuel Valls dont l’orchestre joue cet été La Bohème de Puccini mis en scène par Jacques Attali, ce même Attali qui récemment co-signa une exposition au Louvre : “Une brève histoire de l’avenir”, ce même Attali qui de 1981 à 1991 fut conseiller spécial de François Mitterrand, adepte de la voyance dans les boules de cristal socialiste et des ors de la République. Mais trêve de mièvrerie, laissons place au débat. Il tarde au rideau de se lever sur cette scène littéraire, sociologique et politique française. Deux extraits de tribunes publiées dans le quotidien Libération nous interpellent.

par Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe et Edouard Louis, écrivain - 3 août 2016

[…] Tant que l’on ne verra pas d’enfants du XVIe arrondissement qui ont fait leurs études à Janson-de-Sailly, puis à l’ENA descendre dans la rue avec des kalachnikovs pour commettre un attentat, toute réflexion autre que sociologique n’aura strictement aucun sens. […]

par Manuel Valls - 4 août 2016

Je ne peux pas laisser sans réponse la lettre ouverte publiée jeudi par Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie dans vos colonnes. Deux intellectuels de gauche, dans un journal de gauche, méritent une réponse claire, d’un Premier ministre de gauche. […]


D’un côté donc de précieux ridicules égrènent leurs chapelets de bourdieuserie. De l’autre un premier ministre de gauche parlant au peuple de gauche rappelle la gauche à ses principes de gauche. Moralité, mieux vaut mourir de rire grâce aux baudruches de gauche que pour de vrai sous les balles de l’État Islamique.

28/07/2016

In Cold Blood / De sang-froid
Ils ne m’ont pas entendu (2x)






Manuel Valls : Moi ce que je demande aux français mais aussi à leurs responsables politiques, à leurs élus, c’est d’être capable de maitrise, de sang-froid. Je comprends moi la colère, le questionnement des victimes, de leurs familles et de mes compatriotes, je comprends que face à ce choc…

Apolline de Malherbe : …Vous comprenez les doutes, vous comprenez les inquiétudes…

Manuel Valls :  … Mais ils ne m’ont pas entendu. Ils ne m’ont pas entendu. Je leur ai dit depuis des mois que nous allions connaître de nouveaux attentats. Pourquoi ? Parce que nous sommes en guerre.